Andrés Spinelli

« L’imagination est la seule géographie où l’on peut se perdre sans jamais sortir du monde. C’est le seul vertige où chaque pas de côté est un retour à l’essentiel« . AS.

 

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Extraits

Bien après le jour d’après : spectacle-laboratoire et long-métrage d’Andrés Spinelli

Bien après le jour d’après

Long-métrage · Dystopie absurde, comédie noire existentialiste

Deux femmes, miraculées de la cryogénisation, s’extirpent de leur sommeil pour découvrir un monde dont les lois et la logique leur sont devenues étrangères. Dans une ère post-effondrement où les ruines de la civilisation côtoient des phénomènes inouïs, elles tentent de reconstituer les fragments de leur histoire sous l’œil (ou l’oreille) d’Arthur, une IA vocale au pragmatisme glacial. Mais une ombre plane sur la sincérité de cette intelligence artificielle dont la mission est, en apparence, de les guider et de les rassurer. Et si leur survie n’était qu’une illusion nécessaire ?

Projet de thèse création d’Andrés Spinelli, Université Paul-Valéry Montpellier 3

Projet de thèse-création

Recherche-action · Université Paul-Valéry, Montpellier

En quoi l’expérimentation sur le terrain d’un spectacle-laboratoire, déployé sur trois territoires distincts grâce à des appels à participation citoyens et artistiques, peut-elle renouveler la médiation des savoirs et incarner un autre paradigme du développement durable ? Codirigé par Claire Noy et Laurent Collet à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, ce projet de thèse, dont la première année est 2026-2027, prolonge le travail commencé lors de mon Master 2 à Paris Dauphine en 2019-2020. Il s’appuie sur un glissement de la science-fiction : aux guerres intergalactiques et aux utopies technocratiques succèdent la science-fiction post-réaliste et la Climate Fiction, qui explorent des mondes façonnés par les mutations écologiques. La fiction ne cherche pas le spectaculaire technologique : elle interroge la soutenabilité de nos modes de vie, la mémoire des ressources perdues et la possibilité de reconstruire un « habiter » commun. La scène devient alors un espace où ces récits sont mis à l’épreuve du corps, de la voix et du débat citoyen, pour imaginer la transition au-delà des dystopies bloquantes.

HUELLAS (empreintes) : documentaire, Musée d’Amaicha del Valle en Argentine

Huellas (empreintes)

Projet de documentaire

En 2002, au lendemain du grand effondrement économique et social de l’Argentine, je suis parti filmer l’aventure solidaire du groupe LAZOS : de jeunes étudiants et artistes menant des ateliers culturels bénévoles auprès des communautés autochtones d’Amaïcha del Valle. Près de vingt-cinq ans plus tard, je pars à la recherche des anciens membres du groupe et leur tends un miroir : des extraits vidéo d’époque qu’ils n’ont jamais vus. Ensemble, nous reprenons la route vers les vallées Calchaquíes. Qu’est-il advenu du projet de Centre Culturel ? Que sont devenus les enfants filmés en 2002 ? Dans ce road-movie mémoriel et politique, le passé éclaire les ténèbres du présent.