Fronteras Productions : expériences qui résonnent

Bien après le jour d’après

Projet de long-métrage · Dystopie absurde, comédie noire existentialiste

Deux femmes, miraculées de la cryogénisation, s’extirpent de leur sommeil pour découvrir un monde dont les lois et la logique leur sont devenues étrangères. Dans une ère post-effondrement où les ruines de la civilisation côtoient des phénomènes inouïs, elles tentent de reconstituer les fragments de leur histoire sous l’œil (ou l’oreille) d’Arthur, une IA vocale au pragmatisme glacial. Mais une ombre plane sur la sincérité de cette intelligence artificielle dont la mission est, en apparence, de les guider et de les rassurer. Et si leur survie n’était qu’une illusion nécessaire ?

Musée d’Amaicha del Valle, en Argentine : lieu du documentaire HUELLAS

HUELLAS (empreintes)

Projet de documentaire. En 2002, au lendemain du grand effondrement économique et social de l’Argentine, je suis parti filmer avec une démarche professionnelle l’aventure solidaire du groupe LAZOS. Ce collectif de jeunes étudiants et d’artistes quittait alors la banlieue de Buenos Aires pour mener des ateliers culturels bénévoles auprès des communautés autochtones d’Amaïcha del Valle. À l’époque, face à la chute du système, il ne s’agissait pas seulement de convictions : nous partagions l’espoir d’une reconstruction presque idéaliste, la volonté de profiter du chaos pour faire émerger une nouvelle forme de « cohabitation nationale ».

Près de vingt-cinq ans plus tard, alors que l’Argentine traverse une nouvelle épreuve d’une brutalité inouïe sous le gouvernement ultra-libéral de Javier Milei, je pars à la recherche des anciens membres du groupe. Je leur tends un miroir : une sélection d’extraits vidéo d’époque qu’ils n’ont jamais visionnés. Confrontés à leurs visages de vingt ans et à cet élan créateur d’alors, ils mesurent avec moi le chemin parcouru, l’illusion des années de stabilité qui ont suivi, et le choc du présent.

Ensemble, nous reprenons la route vers les vallées Calchaquíes pour retourner à Amaïcha. Qu’est-il advenu du projet de Centre Culturel ? Que sont devenus les enfants filmés en 2002 ? Dans ce road-movie mémoriel et politique, le passé éclaire les ténèbres du présent. Alors que le pays s’achemine vers les élections présidentielles décisives d’octobre 2027, je cherche à vérifier si les traces laissées autrefois conservent la force d’inspirer un sursaut face au délitement du monde.

Mother nature (extrait)

Une chronique visuelle sur l’érosion du vivant. En filigrane, les conséquences du réchauffement climatique se dessinent sans jamais être nommées. Le paysage devient le protagoniste d’un drame silencieux.

Je me définis volontiers comme un chercheur d’histoires rares. Mon moteur ? L’intuition pure et cette envie viscérale de fouiller là où ça gratte : dans nos contradictions, dans ces zones grises et ces vérités imperceptibles qui rôdent aux marges de l’existence.

Le cinéma est un sport de combat. Si mon catalogue débute souvent par des idées audacieuses, je sais d’expérience que le financement est une autre paire de manches. Imposer un univers teinté d’absurde et d’étrangeté poétique n’est pas le chemin le plus court, mais c’est le mien.

On dit souvent qu’un grand joueur ne fait pas forcément un grand entraîneur. Pour ma part, j’ai choisi la fidélité à moi-même. Mon passage régulier devant la caméra a forgé mon regard derrière l’objectif : je comprends le vertige de l’acteur, sa fragilité, et c’est ce qui nourrit ma direction et mon écriture.

D’abord à la tête de Border Films, puis fondateur de Fronteras Productions, je poursuis la même envie : raconter des histoires sous forme de courts-métrages, documentaires, films expérimentaux ou longs-métrages. Tout au long de mon parcours, j’ai pu travailler sur de nombreux projets — dont certains ont vu le jour, tandis que d’autres attendent sagement dans un tiroir. De ces années de production, j’ai conservé des casquettes multiples et une vision aiguisée de la structure narrative. Aujourd’hui, je me spécialise dans l’écriture de scénario, la mise en scène et la direction d’acteurs face à la caméra, tout en gardant un œil averti sur la production

Et vous ? Si vous avez une idée qui vous brûle les doigts, une histoire qui tourne en boucle ou un « monstre intérieur » qui mérite de sortir au grand jour… ne le laissez pas s’étouffer entre vos quatre murs.

Faisons un bout de chemin ensemble. Donnons du relief à vos récits.

À + !

Projets passés, présents et futurs

Question de principes (CM), Le facteur chance (LM), Animal sensible (LM), Le rêve argentin (Docu), Mapas del desierto (Docu), Pangolin (TV) en développement, Glitch (LM) en dévelopement, Les Thomason (Docu) en dévelopement…

New York Vertical

2013, deuxième séjour artistique, linguistique et émotionnel à New York. Ville de tous les possibles où j’ai failli poser mes valises. « New York Vertical » est le carnet de bord visuel de ce bouleversement : une exploration photographique en contre-plongée, où la ville se redessine à travers ses lignes de fuite. New York Vertical a voyagé au fil de plusieurs expositions.

New York Vertical : photographie en contre-plongée, New York 2013 (Andrés Spinelli)
New York Vertical : photographie en contre-plongée, New York 2013 (Andrés Spinelli)
New York Vertical : photographie en contre-plongée, New York 2013 (Andrés Spinelli)
New York Vertical : photographie en contre-plongée, New York 2013 (Andrés Spinelli)
New York Vertical : photographie en contre-plongée, New York 2013 (Andrés Spinelli)
New York Vertical : photographie en contre-plongée, New York 2013 (Andrés Spinelli)

Mes débuts en tant que réa

Lazos (docu 2002)

Dans le courant de l’année 2002, l’Argentine plonge dans une crise profonde suite aux bouleversements sociaux des 19 et 20 décembre 2001. La faillite totale de l’économie, l’absence de crédibilité des institutions publiques pousse le peuple argentin à miser sur la solidarité, l’échange et le troc. Ce sont surtout les jeunes et les chercheurs d’emploi non syndiqués, qui vont essayer de créer des « liens » entre la capitale et le reste du pays…

C’est avec le nom « LAZOS » (liens), qu’en Août 2002, un groupe d’artistes venus de tous horizons, s’installe à Amauta, dans la région d’Amaicha del Vallée, province de Tucuman, pour offrir des ateliers gratuits à des jeunes issus de la communauté Quechua. Le but principal est l’échange, le travail communautaire, mais aussi, la création de plusieurs numéros de danse folklorique, de musique, pour honorer la Mère-Terre, lors de la fête de la Pacha Mama.

Rivages (cm fiction 2003)

Marcela vient d’Argentine, de Buenos Aires, où elle a assisté aux soubresauts tragiques de la crise économique de 2001. Son compagnon, photographe, y avait trouvé la mort lors d’une de ces échauffourées entre la police et la population. La dictature lui avait déjà pris sa mère : alors, de son pays, elle n’en veut plus. Elle avait donc décidé de partir en France, patrie de ses grands-parents paternels où elle y ait depuis 5 ans. Le français était une langue qui s’était installée dans sa famille de génération en génération.

C’est la veille de son anniversaire. Elle se promène le long des quais à Paris. Ses pas l’ont conduit malgré elle vers un café… C’est beau Paris au printemps… Elle entre, commande un café allongé et un verre d’eau, comme à Buenos Aires, et sort précieusement un magnétophone… Elle hésite, elle se sent hors contexte, hors temps… Elle est là-bas tout en étant ici et vice-versa. C’est un jour comme un autre avec trente ans, ou presque… Elle appuie sur « REC », son histoire doit sortir…

Un 14 juillet (cm fiction 2005)

Mateo revient sur Paris après une longue absence. Son départ ayant provoqué la rupture avec sa compagne Sarah, il se retrouve avec ses valises dans un appartement prêté par des amis qui sont parti en voyage. C’est l’été, un 14 juillet, l’ambiance dans les rues est festive. Il doit se préparer pour un rdv galant. Mais la fille du rdv se décommande et tout bascule…